Grande Salle
Käfig Brasil
Lors de la dernière Biennale, Mourad Merzouki a offert un triomphe retentissant aux gamins des favelas de Rio. Avec Agwa, qui développe un message porteur d’espoir simple et essentiel, les jeunes prodiges brésiliens ont cassé la baraque ! Tous athlètes du bitume de haut niveau, chaussés de bottes en caoutchouc et revêtus de capes de pluie transparentes, ils évoluent au milieu d’une centaine de gobelets remplis d’eau posés au sol. Avec Mourad, passé maître du genre, ils mélangent sans complexe hip hop, capoeira, samba, musiques d’Europe centrale et bossa nova pour faire émerger une danse aux acrobaties époustouflantes, bourrée d’énergie et d’invention. Présentée avec Agwa, une nouvelle pièce créée par les onze danseurs cariocas, emmenés par Diego «White», dans laquelle on retrouve leur hip hop intense et brut. Eux qui puisent dans leur passion pour la danse la rage de s’en sortir et d’aller vers l’autre.
Meilleure création Biennale : Agwa de Mourad Merzouki. On adore le hip hop intense et brut de décoffrage qu’il a confié aux surdoués brésiliens. Leur Agwa, c’est du champagne. Coup de coeur !
David S. Tran, Le Progrès
On doit saluer la réussite du «petit prince» de cette Biennale, qui, avec Agwa a mis les foules en joie. Un seul accessoire, des gobelets en plastique et mille idées en pratique. Le hip hop selon Mourad Merzouki tutoie sans arrêt la grâce. Le vénérable Théâtre des Célestins de Lyon en tremble encore.
Philippe Noisette, Les Échos



