Projection

Retrouvez la projection d'un portrait de Maguy Marin à la Maison de la Danse :
> Au restaurant Ginger et Fred le mardi 27 février avant et après la représentation
> Dans la salle Jacques Demy le mercredi 28 février à 18h30

 

Maguy Marin ne danse pas seulement avec les corps. Elle danse avec les sons, les onomatopées, les mots, les phrases, les langues étrangères, la langue en général. Depuis ses premières pièces, la parole a toujours été non seulement une matière, mais aussi l’un des moteurs essentiels du mouvement, une sorte de règle rythmique plus ou moins cachée comme en témoigne le fameux « Fini. C’est fini. Ça va finir. Ça va peut-être finir », tiré de Beckett, et qui offre une cellule rythmique aux compositions de May B. Mais entre les tout simples « Ah » effrayés et « Oh » surpris (Ramdam) qui donnent de l’élan aux danseurs et les phrases en latin de Lucrèce qui les immobilise (Tu rb a), il y a, il est vrai, et Maguy Marin en apporte une preuve réjouissante, cent façons d’utiliser le langage.

Les extraits : Ramdam, 1994 / May B, 1981 / Babel Babel, 1982 / Aujourd’hui peut-être, 1996 / Ha ! Ha !, 2006 / Pour ainsi dire, 1999 / Waterzooï, 1993 / Quoi qu’il en soit, 1999 / Nocturnes, 2012 / Description d’un combat, 2009 / Turba, 2007