Grande Salle
Thomas Lebrun
Thomas Lebrun est l’homme de tous les possibles. Dans ses créations récentes, il dévoile, de manière éclatante, la seconde facette d’une personnalité contrastée. Celui-là qui nous avait habitués à des propositions hautes en couleurs, mêlant virtuosité et théâtralité affirmées, poursuit aujourd’hui son travail de chorégraphe avec des pièces à l’écriture précise et ciselée. Chorégraphiant aussi bien pour sa propre compagnie qu'en réponse à des commandes en France ou à l'international, la notion d'identité et sa vision du monde font partie intégrante de ses sources d'inspiration. La musicalité de son écriture offre à ses interprètes des partitions fortes et sensibles, teintées d’humour et d’émotions, empreintes d’une vraie générosité. Il livre ici sa vision de La Jeune fille et la mort de Schubert, interprétée sur scène par le Quatuor à cordes Voce, avec sept danseurs de tous les âges et de tous les horizons. À travers l’exploration de ce mythe, il envisage cette nouvelle pièce comme une réflexion et un regard sur la place du romantisme dans la société contemporaine et dans l’art chorégraphique d’aujourd’hui. Le spectacle est encore vivant, la jeune fille aussi !
Thomas Lebrun ose la nostalgie de l’amour fou, de l’enfance, réveille les désirs et les fantasmes enfouis pour leur dresser un autel enguirlandé de loupiottes multicolores.
Rosita Boisseau, Le Monde
Formé au courant expressionniste allemand de Mary Wigman, Thomas Lebrun épouse l’outrance expressive du cinéma muet et le rythme stylisé façon Tex Avery sur une scène d’une tristesse et d’une rage infinie.
Ève Beauvallet, Têtu



