Grande Salle
Legend Lin Dance Theatre
Les cérémonies chorégraphiques de Legend Lin, d’une beauté prenante et d’une grâce peu commune, font voler en éclats nos repères de temps. La compagnie revient présenter Chants de la Destinée, troisième et dernier volet d’une trilogie en hommage à l’âme de la terre et de la nature, entamée en 1995 avec les pièces Miroirs de vie puis en 2000 Hymne aux fleurs qui passent, toutes deux présentées à Lyon. Chants de la Destinée décrit les liens entre le monde des ténèbres et celui des vivants, tend des passerelles invisibles entre le bien et le mal, l’homme et l’animal. La patiente collecte de matériaux chorégraphiques par Lee-Chen Lin se prolonge par des études ethnologiques de terrain et un méticuleux travail documentaire sur les rites populaires taoïstes. Tout le talent de la chorégraphe est de rendre sensible ce monde étrange et menacé de disparition, en créant des images sublimes, qui réactivent à travers les rituels et les pratiques corporelles, une culture taïwanaise traditionnelle séculaire. Vingt danseurs et musiciens en état de transe donnent au spectacle une dimension spirituelle, presque mystique. Essentielle.
Sensuelles et sauvages, malgré la lenteur du mouvement, fascinantes et poétiques, les images créées par Legend Lin sont une superbe méditation visuelle.
Antonio Mafra, Les Petites Affiches Lyonnaises
C’est beau et lent comme un rituel de l’ancienne Asie. Avec des costumes, des coiffes et des maquillages longuement élaborés. Une méditation visuelle d’une beauté à couper le souffle.
Ariane Bavelier, Le Figaro Madame
Les danseurs ralentissent leurs gestes, enroulent leurs épaules, puis les ouvrent imperceptiblement. Chaque seconde est un chef-d’œuvre, l’expression d’une esthétique de l’espace et du rythme.
Jack Anderson, The New York Times
Le dénuement extrême des corps s’accompagne d’un sens du spectacle qui emplit l’atmosphère et hypnotise la pupille. (…) Quelque chose qui confine à la pureté d’âme absolue. On admire ou en rend les armes, c’est tout ou rien.
David S. Tran, Le Progrès



