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© Eduàrd Molnàr

Toboggan/Décines

 C 
du 21 au 23/01 2009
 

Josef Nadj

CCN D'ORLÉANS
Entracte (création 2008)
 

À ses heures perdues, Josef Nadj dévore des livres, il en a toujours deux ou trois avec lui. Il adore Beckett, Büchner, Borges, Schulz ou Roussel, qui lui ont tous inspiré des spectacles. Récemment nous présentions le fantastique et mystérieux Asobu nourri de l’univers d’Henri Michaux. L’ « interlocuteur » qu’il a choisi et le territoire sur lequel il a décidé de s’aventurer pour sa dernière création, n’est pas un écrivain ou un artiste et son univers, mais l’une des oeuvres fondatrices de la civilisation et de la sagesse chinoises, qui est à la fois mode de pensée, vision du monde et de la vie. Il s’agit du Yi King ou Livre des transformations – ouvrage composite et collectif, qui s’est élaboré au cours des siècles. Cette pièce réunit un double quatuor, c’est-à-dire quatre danseurs pour quatre musiciens. Composée en parallèle à la partition chorégraphique, la musique d’Akosh Szelevényi est littéralement au coeur du dispositif.

 

Inutile de chercher à quel passage littéraire correspond telle ou telle image. Ce que vise Nadj, c’est une danse en écho. Écho de la passion du dessin et de la calligraphie, et du voyage abordé comme une hallucination, une aventure intérieure.
Marie-Christine Vernay, Libération

La qualité d’absurde très particulière des spectacles de Nadj n’appartient qu’à lui. Elle tient du cinéma muet, de l’art des bonimenteurs et d’un bestiaire échappé de cauchemars archaïques.
Odile Quirot, Le Nouvel Observateur