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© Luis Castilla

Grande Salle

 A 
du 17 au 20/11 2010
 

Israel Galván

El final de este estado de cosas, redux (2008)
 

Flamenco ? Danse contemporaine ? Non, c’est au-delà. Du jamais vu. La chose sidérante porte un nom : Israel Galván. Les tableaux insolites et ses mutations dans le foudroyant El Final de este estado de cosas, redux sont à couper le souffle. Le danseur et chorégraphe sévillan ne craint aucun excès. Il met la barre de la bizarrerie et de l’excentricité très haut, laissant les spectateurs sous le choc, éberlués.
Tout en développant la plus belle et la plus pure technique flamenca, la multiplicité des styles qui le transpercent est impressionnante. Bras palpitants de cygne, torsions de pieds façon butô japonais, élans tauromachiques… Il fonce sans regarder en arrière et ose tout : le travestissement, le port d’un masque monstrueux, la présence sur scène, entre autres, d’un groupe de heavy metal et un autre de jazz contemporain, jusqu’à ce stupéfiant zapateado final. Galván fait trembler le flamenco au plus profond.

 

Le trouble devant ce spectacle dépasse le simple fait spectaculaire. Il relève, et c’est un phénomène très rare, d’une forme de révélation.  
Rosita Boisseau, Le Monde

 

Un danseur ovni comme on dit danseur étoile, une météorite surgie de nulle part.
Marie-Josée Sirach, L’Humanité

 

Israel Galván, ne rénove pas le genre, il le refonde. Le public est enivré par la virtuosité du danseur et la violence qui se dégage de ses pas.
Marie-Christine Vernay, Libération