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Studio Jorge Donn
Coraline Lamaison
avec le soutien de la Fondation BNP Paribas
Comédienne de Frank Castorf, Heiner Goebbels ou Matthias Langoff, Kate Strong fut aussi danseuse dans la compagnie de Forsythe durant dix ans. Délurée, nerveuse, aux prises avec les démons de l’âge et d’un parcours encombrant, elle raconte dans le spectacle de Coraline Lamaison une vie usée par les chorégraphes et les metteurs en scène. «Ils m’ont tous virée à un moment donné», dit-elle de façon très drôle et distanciée. Ce premier autoportrait est fortement théâtralisé, il recourt abondamment à la parole, au récit et à la première personne. Le second, pour la danseuse de Jan Fabre, Annabelle Chambon, qui n’est pas encore créé, devrait, lui, privilégier le corps et le mouvement. Outre l’hommage rendu à ces deux interprètes excentriques, la mise en scène de Coraline Lamaison se double d’une réflexion approfondie sur le narcissisme : du mythe originel aux différents sens qu’il contient, de sa puissance symbolique à l’imaginaire qu’il convoque.
Dans un ego trip aussi cruel que jubilatoire, la performeuse Kate Strong brûle les planches. (…) Elle nous rappelle ce qu’un spectacle doit être : un moment de vérité intense. Alors, chapeau bas à Miss Strong…
Patrick Sourd, Les Inrockuptibles
Kate Strong décape au vitriol ses années de gloire et leurs revers d’esclavage. Exagérations, mimiques, traits d’humour féroce : la danseuse frise la satire, et par là, fait mouche, évidemment.
Gérard Mayen, Mouvement



