accès rapide
down
up
© Marc Domage / © Christophe Raynaud de Lage

Studio Jorge Donn

   
du 26 au 28/03 2009
 

Christian Rizzo / Stijn Celis

comme crâne, comme culte (2005)| Devant l'arrière-pays (2007)
 

Avec le soutien de la Fondation BNP Paribas

Sobriété et rigueur fascinantes. Deux solos d’une rare intensité sur le même tapis blanc immaculé. Dans comme crâne, comme culte de Christian Rizzo, Jean-Baptiste André évolue dans une combinaison de motard qui recouvre tout son corps, mains comprises, le visage masqué sous la double protection d’un casque et d’une cagoule noire. Chaque partie de son corps souple et fluide se déforme et dessine des mouvements d’une grande précision. Avec Devant l’arrière-pays chorégraphié par le Belge Stijn Celis, Julie Guibert impose une partition très consistante, sorte de concentré de modernité que son interprétation impeccable porte à des sommets de poésie chorégraphique. Tous ses membres transpirent une gestuelle déliée, un envol de sensualité. Dans les deux solos, la même lenteur des gestes proches des arts martiaux, le même silence avant  l’injection finale de musiques emphatiques, impossibles à oublier.

 

Une pièce de Christian Rizzo, c’est une plongée en apnée au cours de laquelle la pression monte et les sens gagnent en acuité. (…) Une délicatesse et une pureté éblouissantes.
Renan Benyamina, Hétéroclite


Julie Guibert, solaire, déploie une énergie intérieure, repliée sur elle-même, marche les jambes pliées ou joue de sa langue, un bout de tissu rouge sang dans la bouche, tel un faune transgenre. On ne quitte pas du regard cet animal apeuré, sa présence dans la lumière suffisant à transporter le public saisi.
Philippe Noisette, Danser