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Toboggan/Décines
Christian Rizzo
Christian Rizzo aime le mystère et fait de ses pièces des rituels avec juste ce qu’il faut pour composer sur scène d’étranges intrigues. De préférence des histoires d’amour qui ne se disent pas avec les mots mais autrement : avec les corps, les objets, les costumes, la lumière et la musique.
Dans l’oubli, toucher du bois l’artiste se donne de nouvelles contraintes : plus de mouvement, de gestes tactiles -enlacements, appuis, portés- à même de créer d’autres images poétiques. Dans l’espace clos d’une grande boîte en bois, sept interprètes tentent des «danses d’espoirs pour un autre disparu».
Sur un fond sonore électronique où le compositeur Sylvain Chauveau dépose, ça et là, quelques notes de piano, les interprètes tracent de multiples trajectoires vouées à l’éphémère magie de l’oubli, avec l’espérance du calme à venir, du repos malgré l’absence. Un univers troublant, à l’image de ce singulier créateur.
Christian Rizzo renonce dans cette pièce à la tentation du baroque et se prive de ce que, de son propre aveu, il nomme ses «fétiches», sans doute pour mieux passer à autre chose. (…) Une vanité chorégraphique rongée jusqu’à l’os.
Muriel Steinmetz, L’Humanité
Une pièce de Christian Rizzo, c’est une plongée en apnée au cours de laquelle la pression monte et les sens gagnent en acuité.
Renan Benyamina, Hétéroclite



