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Grande Salle
Ballet du Grand Théâtre de Genève
Les baisers chapardés, le poison, les prières, les grandes vagues de Prokofiev ont inspiré Joëlle Bouvier : sa première création pour les danseurs formidables du Ballet du Grand Théâtre de Genève est une réussite, pleine de charme et de style.
La chorégraphe a une passion pour le personnage de Juliette. Elle est touchée par sa pureté, sa folie raisonnée, son don de soi surtout. Son spectacle est d’abord une ode à l’ange de Vérone, avec en préambule, comme dans la pièce de Shakespeare, la mort des amants. Avec son unique mur arrondi, à l’inclinaison propice aux glissades, la scène n’est d’aucune époque et de toutes à la fois. Le meilleur des écrins pour un spectacle épuré et très élégant.
On reconnaît la touche Bouvier dans des images superbes, la grâce de pas de deux tissés d’élans et d’abandons amoureux, des ensembles dynamiques et très bien construits, notamment dans la scène du balcon, qui se passe de décor d’ingénieuse façon. Une relecture exemplaire.
Dans ce Roméo et Juliette de Joëlle Bouvier, palpite une intelligence dramaturgique de tous les instants. (…) Les scènes se succèdent avec la fulgurante concision de haïkus, sachant cristalliser en quelques traits symboliques, toute la polysémie de l’œuvre de Shakespeare.
Bertrand Tappolet, Le Courrier
L’amour est son feu, son poème, sa gloire. (…) Et Joëlle Bouvier a une tendresse infinie pour l’héroïne de Shakespeare. Son Roméo et Juliette est rempli de cette fascination.
Alexandre Demidoff, Le Temps
Des duos, que leur beauté classique hisse au niveau de véritables pas de deux, réunissent Roméo et Juliette dans des envolées aériennes et passionnées. (…) Un spectacle épuré, très élégant et, osons le dire, esthétiquement sans reproche.
Benjamin Chaix, La Tribune de Genève



