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© Aglaé Bory

Grande Salle

 B 
du 20 au 25/01 2009
 

Aurélien Bory

Les sept planches de la ruse (2007)
 

Avez-vous déjà été ému par un cube, des triangles et des carrés qui glissent comme si vous jouiez au jeu vidéo Tetris avec la poésie en plus ? Cette géométrie mouvante se retrouve sur scène grâce à l’imagination et au talent d’Aurélien Bory. Lui vous le connaissez, il était notre invité avec sa Cie 111 en décembre 2004 avec Plan B, quatre garçons sur un plan incliné, un mélange décapant entre l’art du corps et les arts visuels. Les Sept planches de la ruse a été créé en Chine avec quatorze artistes de Dalian formés à l’Opéra de Pékin. Le metteur en scène s’est inspiré d’un jeu traditionnel chinois, le tangram, un carré de bois découpé en sept morceaux pour plus de deux mille combinaisons et assemblages possible. Assis dans son siège, le spectateur se demande sans cesse quelle forme va apparaître. Aurélien Bory assisté du chorégraphe Pierre Rigal fait jouer ses interprètes sur un registre singulier mettant en valeur les qualités d’habileté, de virtuosité et de concentration de ces artistes hors du commun. Grâce, puissance, esthétique dépouillée au service d’une harmonie parfaite. On tremble, on rit, on est ému et on quitte la salle sur un petit nuage.

 

Inspiré d’un puzzle chinois à géométrie variable, le spectacle Les Sept planches de la ruse est bluffant de poésie et de prouesse équilibrée.
Marie-Christine Vernay, Libération

Les variations d’Aurélien Bory autour du tangram chinois font rimer poésie visuelle avec la géométrie. Le résultat est soufflant.
Philippe Noisette, Les Inrockuptibles

En quelques spectacles avec sa Cie 111 ou d’autres artistes tel Pierre Rigal, Aurélien Bory a imposé sa signature singulière dans le paysage du nouveau cirque. Les Sept planches, belle symphonie en noir et blanc est une sorte de ballet qui se joue des éléments d’un tangram géant. On rêve de le voir un jour créer pour des danseurs.
Philippe Noisette, Danser

Le résultat scénique est un ballet acrobatique d’objets dont la méticulosité de manipulation est extrême. On est suspendu aux interprètes en train de surveiller la rotation des pièces, puis fasciné par la pointe d’un triangle en train de chuter sur la tranche d’un rectangle. Le spectacle donne une envie : aller acheter un jeu de tangram pour apprendre ses règles.
Rosita Boisseau, Le Monde