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Grande Salle
Andonis Foniadakis / Talia Paz
Deux interprètes d’exception, aux parcours différents mais dont le point commun est de dégager une énergie brute et une sensualité peu commune sur scène. Le grec Andonis Foniadakis et l’israélienne Talia Paz s’entendent pour imaginer un programme riche et original, spécialement pour la Maison de la Danse. Andonis Foniadakis est un ancien danseur du Ballet de l’Opéra de Lyon, déjà présenté durant la Biennale et dont nous avons vu récemment une pièce forte interprétée par le Ballet du Grand Théâtre de Genève sur la musique de Bach. Il présente ici un solo qu’il crée en collaboration avec un dramaturge chypriote. Talia Paz, étoile notamment au sein des compagnies Batsheva et Cullberg, dévoile son charme à travers deux solos créés pour elle. Elle s’amuse dans Habayta, la comédie musicale revisitée par le membre fondateur de DV8, Nigel Charnock. Elle se love dans le poème chorégraphique du Belge Stijn Celis Magnolia, bien accordé au tragique et parfois au grinçant de la 4e Symphonie de Mahler. Andonis Foniadakis et Talia Paz, une rencontre au sommet.
Le travail d’Andonis Foniadakis est une interrogation sur la chair et l’esprit, la transcendance et la temporalité... Dans un mouvement ininterrompu, organique, presque en fusion, les corps exultent.
Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps
Talia Paz nous entraîne dans un parcours où son corps et ce qu’il peut devient le sujet même d’une rêverie. Où la danseuse apparaît comme le monstre fragile, la chimère qu’elle est : tour à tour inquiétante, envoûtante, délicate, irréfragable, glaciale, inaltérable, douce, sensible…
Agnès Izrine, Danser




