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© Jean-Pierre Stoop

Grande Salle

 Archives 
du 25 au 27/03 2008
 

Wim Vandekeybus

ULTIMA VEZ
Spiegel (2006)
 

Pour les vingt ans de sa compagnie, qui a défriché des terrains inédits et a fait école, Wim Vandekeybus revient sur le langage qu’il a développé au fil de ces années, en signant des pièces hyper physiques, iconoclastes et inclassables. Spiegel (miroir) compile des extraits de compositions antérieures à la manière d’un «concert chorégraphique». Mais ici point de nostalgie, la soirée est tout entière de danse et de vitalité, permettant de réévaluer l’apport chorégraphique du Flamand depuis ses débuts. Courses éperdues, travail au sol, appuis inédits tout autant qu’une approche du danger en scène et le parti pris de la vitesse à tout prix ; on voit que l’art de Vandekeybus vieillit en beauté, toujours intense et palpitant. Spectacle choral et coup de poing, Spiegel est aussi un vibrant hommage aux interprètes de la compagnie qui déploient une énergie rebelle et pour tout dire, contagieuse.

 

Ce qui séduit et émeut, c’est l’extrême liberté laissée aux jeunes interprètes de la compagnie qui se confrontent aux versions d’origine. Il en ressort une pièce-puzzle, qui met en scène le mouvement pour livrer la quintessence d’un style comme une épure. Une danse plus vitale que jamais.
Isabelle Danto, Le Figaro

Un vent sec balaye le plateau de Vandekeybus, qui fait sentir comme nul autre les cheveux flottants des interprètes, l’envol des jupes et des vestons, l’effort aussi qui tend malgré eux la peau sur les pommettes des danseurs. Il excite le jaillissement permanent du mouvement qui agit en boucle.
Rosita Boisseau, Le Monde