Grande Salle
Philippe Decouflé
Sombrero, voilà un titre qui ressemble à Philippe Decouflé ! Un titre à tiroirs, qui donne le ton : Sombrero, de sombra, l’ombre en castillan ; mais aussi «sombre héros» ou «éros». Bref tout et son contraire, à l’image de l’univers joyeusement hétéroclite du chorégraphe, qui pousse à l’extrême dans cette dernière création son goût du spectacle populaire et des bizarreries en tout genre, ici à la sauce piquante. Le spectacle est un voyage au Mexique à califourchon sur les clichés américains et les westerns-spaguettis, un spectacle total où danse, musique, théâtre se conjuguent. Decouflé reste aussi un fervent cinéphile, entre ombres et lumières se dessinent des silhouettes célèbres : Zorro, Tarzan, Peter Pan, Cyd Charisse, Nosferatu, Mandrake… L’irremplaçable complice Christophe Salengro campe un Mexicain dont n’aurait même pas rêvé Francis Lopez. En prime : le Guillotel délirant des Jeux d’Albertville signe les costumes. Calentísimo !
Les ombres qui sortent de Sombrero sont des êtres amusants, décalés, qui, comble du bonheur, nous font rire et nous emportent grâce à un travail méticuleux sur l’image.
Marie-Christine Vernay, Libération
Une main surdimensionnée vient cueillir le corps d’une danseuse, le profil de Dracula se dessine, des paysages de western s’étirent… (…) Les écrans se superposent aux corps et les silhouettes aux ombres en un lumineux déluge d’illusions hypnotiques.
Cathy Blisson, Télérama
Decouflé use à profusion de l’illusion d’optique, l’une de ses manipulations préférées. (…) Les ombres charnelles et virtuelles qui émergent de ce Sombrero engendrent le rire et l’enchantement.
Sophie Lesort, La Croix




