Studio Jorge Donn
Philippe Combes
Avec le soutien de la Fondation BNP Paribas
Philippe Combes donne le nom d’«objet pictural» et non de «pièce chorégraphique» à son projet. Dromos 1 présente un corps dénudé, celui de la danseuse Delphine Lorenzo, qui imprime sa marque dans une toile verticale, telle l’empreinte d’un gisant ou telle une échographie en trois dimensions. Cette chrysalide qui se fripe ou se retend devient médium entre l’image du corps et la vidéo confiée à Cécile Babiole projetée sur l’ensemble. Dromos 2 s’éloigne de la représentation virtuelle du corps, le cocon est devenu un vestige en fond de scène. L’être éclos envahit le plateau, espace vide et horizontal, prend conscience de sa vulnérabilité et du regard extérieur. Philippe Combes a été l’interprète de Régine Chopinot et Angelin Preljocaj avant de fonder sa compagnie à Toulouse et pour la première fois, il présente au studio ce travail métaphorique très visuel et énigmatique.
Comme un langage inconnu, comme un discours où chaque mot compte, l'enchaînement des gestes dégage une profondeur mystérieuse.
Nicolas Six, Danser
L’insecte humain a fini sa métamorphose. Ses longues jambes esquissent quelques pas maladroits. (…) Ne venons-nous pas d’assister à la naissance de la danse ?
Muriel Steinmetz, L’Humanité




