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© Agathe Poupeney

Grande Salle

 Archives 
du 15 au 17/11 2007
 

Nasser Martin-Gousset

LA MAISON
Péplum (2006)
 

Lors de la dernière Biennale, la première «superproduction» de Nasser Martin-Gousset à la Maison de la Danse a suscité un enthousiasme public et critique immédiat. Un péplum comme on en rêvait ! Excessif, voluptueux, tragique ! La pièce rassemble dix interprètes, trois musiciens et les voix du couple Taylor-Burton héros du film de Mankiewicz pour la plus somptueuse virée qu’on puisse imaginer sur les traces d’Antoine et Cléopâtre. L’amour, son naufrage, la mort, la danse, entrelacent leurs motifs dans une étreinte débridée. Dans cette fiction chorégraphique, le chorégraphe met en scène le roman de sa vie où fantasme et réalité s’accordent au temps magique du plateau. Rock, glamour, survolté, dyonisiaque… Les qualificatifs ne manquent pas ; la presse est unanime. Revue de presse, donc, non exhaustive !

 

Suspense, rebondissements visuels, dopage musical pop rock, la formule est magique. (…) La puissance de l’imaginaire conduit par quelques détails minutieusement pesés, explose dans cette pièce, troublant manifeste sur le fantasme et sa réalité, à la vie comme à la scène. (…) Le cinéma, ses voix (celles de Liz Taylor et Richard Burton), son impact émotionnel, sont magistralement manipulés par Nasser Martin-Gousset qui filme en direct des séquences de sa pièce.
Rosita Boisseau, Le Monde

 

Ce Péplum emporte l’adhésion, cinglant et drôle, déjanté et surtout fort bien réglé, hommage vibrant au cinéma et à ses figures mythiques.
Marie-Christine Vernay, Libération

 

Un langage extrêmement personnel qui ne ressemble à rien de commun. La gestuelle est éblouissante, et l’équipe exceptionnelle à tout point de vue. Danseurs, musiciens, vidéastes… Tout concourt à servir ce Péplum si réussi. Nasser Martin-Gousset joue de la caméra comme on joue des mots. Le travail extrêmement plastique et contemporain sur la matière de l’image et la façon dont on la diffuse, tout comme la recherche chromatique, propulsent la pièce dans notre temps. Agnès Izrine, Danser En vrai cinéphile, et non moins véritable dandy décadent, il réussit une fresque sexy, une bacchanale syncopée, touchante et hilarante, qui revisite les amours d’Antoine et Cléopatre dans le fameux film de Mankiewicz avec Liz Taylor et Richard Burton. Duel testostéroné sur fond de Donna Summer, images de la Rome meurtrie sur un écran aux dimensions du scope. On adore. Que disait-on du film de Mankiewicz déjà ? Ah oui : un chef-d’œuvre.
David S. Tran, Le Progrès