Studio Jorge Donn
Joji Inc
Avec le soutien de la Fondation BNP Paribas
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ANNULATION DE LA REPRÉSENTATION DU 24/01 POUR CAUSE DE GRÈVE NATIONALE DE LA FONCTION PUBLIQUE.
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Pour composer l’étonnant ERASE-E (X), Johanne Saunier et Jim Cayburgh se sont inspirés d’un moment fondateur de l’art contemporain. En 1953, le peintre Bob Rauschenberg efface («erase» signifie effacer) un tableau de De Kooning, comme pour s’en emparer. La danseuse demande tout d’abord à Anne Teresa De Keersmaeker, dont elle a été une interprète surdouée, de lui composer une phrase de quelques minutes. Cette première phrase, pleine de vivacité, de punch et de virtuosité est ensuite retravaillée par le Wooster Group : ces trublions géniaux de la scène new-yorkaise l’intègrent dans une séquence quasi cinématographique sur la bande originale du Mépris de Godard. Anne Teresa De Keersmaeker reprend tout le matériel du Wooster Group et retravaille avec Johanne une danse pure sur des percussions indiennes. C’est enfin au tour d’Isabella Soupart, metteur en scène et chorégraphe bruxelloise, de broder une pièce sur la pièce. Elle y impose l’acteur Charles François et crée un univers de film noir, palpitant. Dans les trois propositions, Johanne Saunier rayonne, déployant toutes les facettes d’un étourdissant talent scénique.
À chacune des séquences d’ERASE-E (X), le spectateur est emporté dans un jeu de ricochets imaginaires. En cela le projet est un formidable exercice du regard.
Gérard Mayen, Danser
Trois manières de se mouvoir germent au sein d’un corps unique où elles s’affrontent, s’effacent, se brûlent la politesse. On salue la performance de Johanne Saunier, qui n’y perd jamais son latin.
Muriel Steinmetz, L’Humanité




