Grande Salle
Cie Georges Momboye
Il est l’un, sinon le meilleur représentant de ce que l’on pourrait appeler une danse fusion. À mi-chemin entre la danse africaine et la danse contemporaine, le chorégraphe et danseur Georges Momboye a su réunir le meilleur de l’une et de l’autre. Ses spectacles sont une ode à l’énergie créatrice des corps et au rythme universel de la danse. Après Clair de lune, présentée en février 2006 au jeune public, il revient avec Boyakodah, pièce pour neuf danseurs et quatre musiciens et chanteurs entièrement dédiée à la vie et à son tempo effréné. Le spectacle s’appuie sur la présence de deux objets universels, le mortier et le pilon, symboles sexués de la complémentarité, de la procréation, de la force et de l’harmonie. La lumière joue un rôle essentiel, qui sculpte les corps des danseurs, l’espace et les sentiments. Boyakodah signifie bonheur en guéré, langue de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas tous les jours qu’un chorégraphe affiche un tel programme ! Un titre qui sonne comme un appel à ne pas bouder son plaisir.
On entre dans ce ballet sans se prendre la tête, le plaisir à l’état pur face à des danseurs qui pour exprimer leur propre bonheur sont condamnés à le ressentir.
Sud-Ouest
Danseurs, danseuses et musiciens se sont donnés sans compter, démontrant avec fougue, jubilation et facétie qu’ils sont bien vivants et heureux de l’être. Une véritable performance athlétique, individuelle mais aussi collective qui force l’admiration.
S.M., Midi Libre




