Grande Salle
Alvin Ailey American Dance Theater
Alvin Ailey corps et âme. Cinq ans après un passage mouvementé aux Nuits de Fourvière, la plus populaire et la plus charismatique compagnie mondiale est de retour. Fusion unique de classique, moderne, ethnique, jazz et même hip hop aujourd’hui, Alvin Ailey American Dance Theater est aussi la plus éclatante contribution des danseurs noirs à la moderne danse américaine. Sous la direction de la légendaire Judith Jamison, la troupe au fil des années se maintient à un niveau inégalé. Il faut dire que ces interprètes-là dansent au bord de l’abîme, comme si leur vie en dépendait. C’est leur âme qu’ils mettent en scène. Démonstration lors des deux programmes présentés avec cinq œuvres inédites et la reprise du ballet signature, l’inoubliable Revelations sur de bouleversants chants gospels. Ouverture explosive avec Love Stories, cosigné par Judith Jamison, le pionnier hip hop Rennie Harris et Robert Battle. Un studio sans miroirs, une répétition où la danse, toute la danse -moderne, funk, hip hop- est reine. Une fabuleuse démonstration d’amour du mouvement sur la musique électrisante de Stevie Wonder. Et The Golden Section de Twyla Tharp, final sensuel et bondissant de son oeuvre majeure créée en 1981 à Broadway, The Catherine Wheel. Un premier programme complété par Solo, un Van Manen très classique dans la forme mais sublimé par trois danseurs époustouflants. Même puissance, même énergie dans le second programme jamais présenté à Lyon qui reprend le très actuel Love Stories et invite par deux fois Duke Ellington. D'abord dans une oeuvre majeure d'Alvin Ailey, The River. Une célébration de la vie mêlant moderne danse, ballet classique et jazz créée par l'American Ballet Theatre, la première oeuvre symphonique d'Ellington écrite spécialement pour la danse. Ensuite pour l'émouvante reprise de The Road of the Phoebe Snow du grand Talley Beatty considéré comme un joyau de la danse et de la musique jazz. Une page d'histoire. Imparable.
Ce que l’on admire avant tout, c’est le courage d’une compagnie, qui, depuis près de cinquante ans, défend le danseur comme élément principal de l’oeuvre. On revient au fondement même de la danse, à savoir le mouvement.
Florent Maubert, Danser
Attention, haute tension ! (…) Chorégraphies virtuoses, interprètes aux corps de déesses et d’Apollon, et passion mystique. Cocktail explosif.
Dominique Simonnet, L’Express Mag.
Les danseurs sont jeunes, beaux, sexy, ils savent tout danser avec ferveur. Ils laissent exploser leur joie de danser, qui contamine un public électrisé.
Isabelle Danto, Le Figaro




