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Un bel anniversaire. Une 25è saison riche de découvertes, d’émotions, de partages.Pimentée d’instants magiques -merci Andrés, Benjamin, James, Larbi, Maurice… et même d’une nouvelle bataille d’Hernani- merci Maguy. Une programmation suivie avec attention et chaleur par 176 000 spectateurs !
Confortée par la confiance et la fidélité du public, la Maison est aujourd’hui solide même si ses fondations restent fragiles. Place alors au futur, aux multiples rencontres. Taillons ensemble des croupières à la pensée unique et célébrons la «oui danse» qui irrigue cette Maison depuis un quart de siècle. La danse comme l’art en général est un miroir de notre société. Il y a place ici pour le reflet du bonheur comme de la tristesse, de l’amour comme de la colère, pour le plaisir et pour la réflexion.
La saison 2005/06 est à l’image de cette diversité. Paradoxale, car bien que très contemporaine, elle offre deux perles du répertoire romantique Le Lac et Le Corsaire et des joyaux du classique contemporain, les Variations Goldberg, Dance, Solo for two... Originale, en effet dix-huit compagnies se présentent pour la première fois et quatorze oeuvres nouvelles des années 2005 et 2006 sont au programme, tel ce duo tant attendu Akram Khan/Sidi Larbi.
Inventive, car à ce jour dix oeuvres n’existent pas encore. Une prise de risque assumée et combien excitante pour la Maison, le public, les artistes. La création comme une naissance, comme la vie.
Musicale, puisque douze spectacles sont présentés avec musique vivante sur scène, réunissant aussi bien orchestre d’opéra, voix indienne, quintette tango… et une superbe adaptation scénique de Bagdad Café. Tout cela accompagné d’une pointe d’accent très britannique avec les trois plus grands créateurs anglais, Khan, Maliphant, Newson. Et bien sûr du sourire, de la générosité, de la sensualité brésilienne avec six groupes et deux films explosifs présentés dans le cadre de l’Année du Brésil.
En un mot l’harmonie dans la dissonance.


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Guy Darmet