Historique


La collaboration entre Dominique Bagouet, sa compagnie et la Maison de la Danse ne date pas d'aujourd'hui.
Elle fut riche en événements dont le premier fut la soirée donnée pour la préfiguration de la Maison à la Croix Rousse en janvier 1980, pour laquelle Dominique dansa une danse blanche avec Eliane, accompagné d'Eliane Lencot à l'accordéon. Puis ce fut insaisies en 1983, la création d'assaï en 1986, commande de Guy Darmet pour la Biennale de Danse, inspirée de l'expressionnisme allemand, les petites pièces de berlin au TNP de Villeurbanne en 1988, dans sa nouvelle version où Dominique dansait des intermèdes en solo, et enfin les représentations de necesito et so schnell en 1992 et 1993 qui marquèrent les derniers instants de la Compagnie Bagouet. Sans oublier l'invitation de Bernard Glandier pour son spectacle pour enfants le roi des bons qu'il créa pour la compagnie.

Dominique Bagouet disparu, ses danseurs n'ont pas désiré continuer la vie de compagnie de répertoire sans sa présence. Assez vite, il a fallu se rendre à l'évidence qu'il fallait quitter les lieux et laisser le centre chorégraphique de Montpellier à un autre créateur. Cependant l'envie était grande de continuer à faire connaître cette danse, ces danses, mais comment ?

 

 

Avec l'appui de Liliane Martinez et de toute l'équipe de la compagnie, les danseurs et quelques collaborateurs du chorégraphe créèrent les carnets bagouet en avril 1993, avec l'accord de sa famille et sous la présidence de Philippe Cohen. Les premiers projets se réalisèrent : le tournage de necesito et so schnell tout d'abord, pour garder en mémoire les deux pièces qui tournaient encore durant la dernière saison de la compagnie, la reprise du saut de l'ange sur la demande de Régine Chopinot pour les danseurs de son Ballet Atlantique, et l'enseignement d'un extrait des petites pièces de berlin aux étudiants du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Les premières missions de l'association étaient déjà à l'oeuvre avant même la clôture de la compagnie, mais la question urgente était : que faire de tous les décors, costumes, maquettes, documents techniques, photos, vidéos et archives de douze ans d'activités du Centre Chorégraphique National et de la Compagnie Bagouet ? Sachant que chaque élément était quasi indispensable en vue des reprises annoncées et futures, il était difficile d'imaginer que tout cela disparaîtrait en même temps que le nom de la Compagnie Bagouet.

Alors Guy Darmet proposa d'accueillir ce patrimoine(pas moins de 4 semi-remorques) à la Maison de la Danse, à Lyon. On trouva un local pour les décors, un autre pour les costumes, un autre encore pour les vidéos, et enfin, il mit à disposition un bureau pour le travail administratif qui commençait.
L'accueil se poursuivit généreusement ensuite avec la reprise d'assaï en 1995, production propre des carnets bagouet dont la Maison de la Danse fut un des principaux co-producteurs, il s'est renouvelé en 2000 pour la recréation dans ses murs de meublé sommairement, dirigée par Fabrice Ramalingom, et pour la reprise de une danse blanche avec éliane par sylvie Giron dans le cadre des nuits des 20 ans.
Les activités des carnets bagouet sont géographiquement très dispersées, s'étalant de Dublin à Hanoï selon les années. Cependant, les membres du conseil artistique ont pris l'habitude de se réunir dans les locaux de la Maison de la Danse à Lyon, point si central entre tous les lieux où chaque danseur vit désormais, pour débattre de l'avenir des carnets bagouet.